Quel véhicule professionnel choisir pour moins polluer ?

La voiture électrique est-elle vraiment moins polluante qu'une thermique

Comment choisir sa voiture électrique en tant qu’indépendant ?

Conséquence de la crise sanitaire ou non, l’entrepreneuriat connait une croissance notable cette année et continue sur cette jolie lancée. Ces « graines de freelances » cherchent à travailler aussi de manière plus écologique et l’achat d’un véhicule professionnel est un investissement qui constitue potentiellement une étape importante.

Nous avons choisi de répondre pour vous à cette question : Les voitures électriques sont-elles réellement moins polluantes que les voitures thermiques ?

Voiture professionnelle électrique ou thermique, laquelle choisir ?

Malgré une fabrication plus polluante que son équivalent à moteur thermique ainsi que la problématique du recyclage des batteries, l’absence d’émission carbone lors de l’utilisation de la voiture électrique lui permet de rattraper l’empreinte carbone de sa fabrication, en moyenne au bout de 35.000 km parcourus.

Cela lui permet d’être, à l’heure actuelle, la catégorie de voiture la plus respectueuse de l’environnement. 

3 impacts environnementaux qui influencent le choix d’un véhicule électrique

Lorsque l’on souhaite acheter une voiture électrique dans le cadre professionnel, l’une des raisons pouvant pousser à en choisir une est sans doute son impact écologique. Découvrez dans cet article 3 impacts positifs sur le plan environnemental, car oui la voiture électrique émet entre 2 et 3 fois moins de CO2 qu’une voiture thermique si l’on prend en compte l’ensemble de son cycle de vie.

1. Au niveau de la fabrication de la voiture

En moyenne, au stade de la fabrication, la voiture électrique émet 50% de CO2 de plus qu’une voiture thermique. Cela s’explique principalement par la fabrication de la batterie électrique dont les composants (cobalt, graphite, manganèse, lithium, nickel) sont géographiquement très éloignés des sites de production des voitures. De plus, leur extraction nécessite une quantité très importante d’énergie, ainsi que l’utilisation d’eau et d’adjuvants chimiques.

Exemple de comparaison de l’impact carbone au stade de la fabrication de la voiture[1] : 

Tesla Model 3 (électrique)

Mercedes Class C 220 d (thermique)

51g/km éqCO2

32g/km éqCO2

 

La fabrication de véhicules électriques génère sans aucun doute davantage de carbone que les voitures thermiques.

 

[1] Selon une étude de Auke Hoekstra spécialiste néerlandais de la transition énergétique (2020).  

2. Le lieu de fabrication et d’utilisation de la voiture

Limpact environnemental de la voiture électrique et de la voiture thermique dépend principalement de leur pays d’utilisation, et plus précisément du mix énergétique[1] du pays en question. Le seuil de rentabilité environnementale de la voiture électrique, permettant de rattraper son retard dû à sa fabrication polluante, diffèrera donc selon la politique énergétique mise en œuvre dans son pays d’utilisation, et il en est de même pour les véhicules professionnels.

Source : Bloomberg New Energy Finance, 2016

Exemple avec la Tesla Model 3[2] :

Pays d’utilisation

Seuils de rentabilité environnementale

USA

21 725 km

Norvège

13 500 km

Chine, Pologne

127 000 km

Le seuil de rentabilité typique des émissions de carbone pour les véhicules électriques est en moyenne d’environ 24 000 à 48 000 kilomètres[3].

Ainsi, la voiture électrique compensera plus rapidement son impact écologique en Norvège, où la majorité de l’électricité est produite à partir d’énergie hydroélectrique renouvelable ; à contrario, il lui faudra parcourir beaucoup plus de kilomètres en Chine ou en Pologne, où l’électricité est principalement produite à partir d’un réseau charbon.

En France, la voiture électrique l’emporte largement, la production d’électricité provenant aux trois quarts du nucléaire, qui ne rejette pas de CO2. Sachant que les Français parcourent en moyenne 13 000 km par an, trajets professionnels inclus, il faut donc jusqu’à trois ans pour qu’une voiture électrique pollue moins qu’une voiture thermique.

La voiture électrique émet toujours 22% de moins d’émission qu’une voiture Diesel, et 28% de moins qu’une voiture à essence.

Si le pays de fabrication et d’utilisation de la voiture électrique impacte son seuil de rentabilité environnementale, ce modèle reste à terme largement moins polluant que la voiture thermique.

[1] La notion de « mix énergétique » (ou « bouquet énergétique ») désigne la répartition des différentes sources d’énergies primaires utilisées ; en France, en 2018, la répartition est la suivante : 41,1% de nucléaire, 28,6% de gaz, 11,4% d’énergies renouvelables, 3,7% de charbon, et 0,6% de déchets non renouvelables.

[2] Enquête de Reuters, 2021

[3] Selon Vijay Subramanian, directeur mondial de la conformité au dioxyde de carbone (CO2) d’IHS Markit.

3. Problématique liée à la fabrication et au recyclage des batteries électriques.

La durée de vie moyenne d’une batterie électrique est de dix ans, et le nombre de véhicules électriques en service dans le monde passant de 7 millions (en 2019) à entre 140 et 245 millions en 2030, les quantités à recycler pourraient atteindre 700 000 tonnes en 2035 .
Cela se traduira par une demande considérable en nickel, manganèse et cobalt pour la production de nouvelles batteries ; leur recyclabilité est donc incontournable.

Point rassurant, un cinquième du lithium et du nickel, et 65 % du cobalt nécessaires à la fabrication d’une batterie de voiture électrique pourraient provenir du recyclage à horizon 2035 .

Ainsi, dans le monde entier, l’industrie du recyclage s’organise, avec la création de nouvelles usines de recyclage, partout dans le monde :

– Aux Etats-Unis, le Groupe Li-Cycle Corporation va pouvoir recycler 10 000 tonnes par an, ce qui correspond à plus de 30 600 voitures électriques Zoé Renault.

– En Finlande, le Groupe Fortum affirme pouvoir recycler plus de 80% des batteries grâce à une nouvelle technologie de recyclage. En utilisant ces matériaux recyclés, les émissions de CO2 de la production de batterie seront également réduites de 90%.

– Dans le Rhône et l’Aveyron, la SNAM recycle chaque année 600 tonnes de batteries venues d’Europe et d’Asie. Environ 73% des batteries sont récupérés, le reste est détruit, et seulement 2% de la batterie sont enfouis.

Le recyclage des batteries électriques doit continuer son développement afin de pouvoir compenser la pollution engendrée par leur production, et permettre ainsi à la voiture électrique de devenir totalement propre.

Nous espérons vous avoir éclairé sur le choix de votre futur véhicule professionnel.

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